VÉRONIQUE
D’ANDRÉ MESSAGER

À l’occasion du début de la tournée de l’opérette Les P’tites Michu, Bru Zane Classical Radio diffuse dimanche 13 mai à 21h Véronique (1898), un opéra-comique en trois actes d’André Messager (1853-1929).

Livret de Georges Duval et Albert Vanloo
Création : le 10 décembre 1898 au Théâtre des Bouffes-Parisiens, Paris

CHŒUR RENÉ DUCLOS 
ORCHESTRE DE L’ASSOCIATION DES CONCERTS LAMOUREUX 
Jean-Claude Hartemann direction

Véronique / Hélène Mady Mesplé
Agathe Andrea Guiot
Estelle / Ermerance Denise Benolt
Florestan Michel Dens
Coquenard Jean-Christophe Benoît
Loustot Michel Dunand
Séraphin Jacques Pruvost
Denise Anne Tallard

Ayant découvert assez tard sa vocation artistique, André Messager (1853-1929) n’a que quelques années d’études derrière lui quand il entre, en 1869, à l’école Niedermeyer. Conformément à l’esprit de l’institution, ses professeurs – Laussel (piano), Loret (orgue), Gigout (harmonie), puis Fauré et Saint-Saëns (composition) – s’attachèrent à lui donner une solide formation de musicien d’église. À ce titre, il occupa jusqu’au milieu des années 1880 divers postes d’organiste et de maître de chapelle. Parallèlement, il fit ses débuts de chef d’orchestre aux Folies-Bergère et au théâtre Éden de Bruxelles. Quelques années plus tard, il prendra en charge des orchestres bien plus prestigieux, ceux de l’Opéra-Comique (1898-1903 puis 1919-1920) et de la Société des concerts du Conservatoire (1908- 1919). Administrateur-né, il devait également exercer, de 1907 à 1914, la tâche plus ingrate de codirecteur à l’Opéra. Mais ce à quoi Messager aspirait avant tout était de composer pour la scène. L’occasion se présenta en 1883, date à laquelle l’éditeur Enoch lui proposa d’achever l’opérette de Bernicat François-les-Bas-Bleus. Le succès qui s’ensuivit l’incita à poursuivre dans cette voie, et se succédèrent, jusqu’à la fin de sa vie, de multiples ballets, opérettes ou opéras-comiques, écrits dans une veine typiquement française, à la fois élégante et légère, précise et raffinée (La Basoche, Les P’tites Michu, Véronique, Fortunio, Monsieur Beaucaire, Coup de roulis). Musicien reconnu dès la fin du XIXe siècle, il acheva sa carrière par le couronnement mérité d’une élection à l’Institut.