LES CONTES D’HOFFMANN
DE JACQUES OFFENBACH

10/02/2018

Bru Zane Classical Radio diffuse dimanche 11 février à 21h Les Contes d’Hoffmann (1881), opéra fantastique en trois actes, un prologue et un épilogue, de Jacques Offenbach (1819-1880).

Livret de Jules Barbier
Création : le 10 février 1881 à l’Opéra-Comique, Paris 

CHŒUR ET ORCHESTRE DE L’OPÉRA NATIONAL DE LYON
Kent Nagano direction

Hoffmann Roberto Alagna
Lindorf / Coppélius / Dapertutto / Dr Miracle José van Dam
Olympia Nathalie Dessay
Giulietta Sumi Jo
Antonia Leontina Vaduva
Stella Juanita Lascarro
Nicklausse / La Muse Catherine Dubosc
Spalanzani Michel Sénéchal
Crespel Gabriel Bacquier
Schlemil Ludovic Tézier
Andrès / Cochenille /Pitichinaccio / Frantz Gilles Ragon
Luther Jean-Marie Frémeau

D’origine juive allemande, né d’un père chantre à la synagogue de Cologne, Offenbach se destina dans un premier temps à la carrière de violoncelliste virtuose. Doué, il fut bien vite envoyé au Conservatoire de Paris où il étudia pendant un an sous la direction de Vaslin avant de démissionner. Pour subvenir à ses besoins, il intégra pendant deux ans l’orchestre de l’Opéra-Comique, tout en fréquentant divers salons avec assiduité. De cette époque difficile datent plusieurs pièces destinées à son instrument (dont un Concerto militaire) ainsi que quelques romances. Son intérêt grandissant pour la scène ne rencontre alors guère d’échos favorables, malgré des tentatives répétées. Il devra se consoler en composant plusieurs musiques de scène pour la Comédie-Française, dont il assure la direction de 1850 à 1855. À cette date, il décide de créer son propre théâtre – les Bouffes-Parisiens – situé non loin de l’Exposition universelle : le succès est immédiat. Jusqu’à sa disparition, Offenbach composa plus d’une centaine d’ouvrages d’ampleur et de fortune diverses, mais dont de nombreux titres comptèrent et comptent encore parmi les grands classiques de l’opéra-comique et de l’opéra-bouffe, genre auquel il donna ses lettres de noblesse. Citons notamment Orphée aux enfers (1858), La Belle Hélène (1864), La Vie parisienne (1866), La Grande Duchesse de Gérolstein (1867), Les Brigands (1869), La Périchole (1874), La Fille du tambour-major (1879) et surtout l’opéra fantastique Les Contes d’Hoffmann, son chef-d’œuvre posthume.