EXTRAITS D’OPÉRETTES
DE JACQUES OFFENBACH (1819-1880)

Bru Zane Classical Radio diffuse dimanche 15 octobre à 21h des extraits choisis d’opérettes de Jacques Offenbach (1819-1880), issus du CD « Entre nous : Celebrating Offenbach » (Opera Rara, 2007).

Les Bergers
(1865) – « En attendant l’hymen », « Reconnais-tu la voix »
Le Voyage dans la Lune (1875) – « Je regarde vos jolis yeux », « Ohé ! Ohé ! »
La Rose de Saint-Flour (1856) – « Chette marmite neuve »
Boule de neige (1871) – « Conspiration des guitares »
L’Île de Tulipatan (1868) – « Couplets du Canard »
La Boulangère a des écus (1875) – « Ce qu’j’ai ? », « Ah ! Qu’il est beau »
Une Nuit blanche (1855) – « Allons, Fanchette… Aimons le vin »
Il Signor Fagotto (1863) – « Nous voilà seuls »
La Créole (1875) – « Berceuse »
Maître Peronilla (1878) – « Couplets des petits valets »
Le Fifre enchanté, ou Le Soldat magicien (1864) – « Oui, ce fifre », « Ah ! Pour moi »
Le Château à Toto (1868) – « Va-t-en donc », « Entre nous »
Le Roi Carotte (1872) – « Ronde des chemins de fer »
Vert-Vert (1869)– « Barcarolle »
Boule de neige (1871) – « Chœur du lunch et Brindisi »
Belle Lurette (1880) – « Ronde et ensemble »

GEOFFREY MITCHELL CHOIR
LONDON PHILHARMONIC ORCHESTRA
David Parry direction
avec Jennifer Larmore, Alastair Miles, Yvonne Kenny, Mark Stone, Diana Montague, Laura Claycomb, Elizabeth Vidal, Colin Lee, Loic Felix, Mark Wilde, Cassandre Berthon, Mark le Brocq, Alexandra Sherman, Andre Cognet.

Issu d’une famille juive de Cologne, le jeune Offenbach arrive à Paris à l’âge de 14 ans. Il y passera toute sa vie et obtiendra la nationalité française en 1860. Sous Napoléon III (1852-1870), Paris devient la capitale européenne des plaisirs – mélange d’hédonisme, de licence et de richesse. Surnommé le « Mozart des Champs-Élysées » par Rossini, Jacques Offenbach exerce alors une influence considérable sur le monde du spectacle ou son nom évoque immédiatement un type d’opérette spirituel et divertissant qui satirise les mœurs sociales et les grandes figures contemporaines. […]
Son immense popularité décline au début des années 1870. La chute du Seconde Empire qu’il a satirisé et la fin de sa collaboration avec Meilhac et Halévy mettent un terme à une phase importante de sa carrière. Véritable pie voleuse de la musique, Offenbach entreprend alors de se réinventer. Doué d’un véritable talent pour l’imitation stylistique, il pratique différents genres, dont l’opéra-féérie – Le Roi Carotte et Le Voyage dans la lune empruntent ainsi leur thème au surnaturel et privilégient les grands effets de scène. D’autres pièces, comme La Jolie Parfumeuse et la Belle Lurette, sont de « charmantes » opérettes dans le style qui a fait le succès de son rival, le compositeur Charles Lecocq. […]
Parmi les ouvrages oubliés d’Offenbach, il existe encore bien des petites merveilles à découvrir. Offenbach avait une imagination musicale d’une telle richesse que presque toutes ses opérettes contiennent quelque chose de mémorable ou de très applaudi en son temps. Certains couplets ont connu, hors contexte, une grande destinée, telle la chaconne de Monsieur et Madame Denis, très populaire à un moment donné. Presque toutes les opérettes illustrées ici nous disent quelque chose sur l’époque où elles ont été écrites. Une opérette comme La Diva, inspirée de la vie bien réelle de la soprano Hortense Schneider, peut paraître sans grand intérêt pour le public du XXIe siècle, mais comment oublier la tristesse douloureuse teintée d’humour noir de la chanson suicide « L’air, disait-il » ?

©Nicholas Jenkins, 2007. Traduction : Mireille Ribière